Anne Cordier

née á Paris, études des langues, mariée, 3 filles, 4 petits enfants.

Travaillé 42 dans l’industrie graphique en tant que directrice commerciale et directrice générale.

Aujourd’hui heureuse retraitée.

Fille de Marie Sylvie Girard Cordier

Anne Cordier, Foto: privat
Anne Cordier, Foto: privat

Maman, Marie Sylvie Girard Cordier, parlait peu de sa déportation mais suffisamment pour que nous, ses enfants, ayons la sensation d’un passé insoutenable. Résistante, arrêtée, torturée, puis déportée à Ravensbrück, sa vie suggérait ce passé que je ne pouvais entendre car trop dur.

Ce n’est qu’en 2010, 11 ans après son décès, que je fus contactée par Claude du Granrut , présidente de la Sfaadir. Elle devait certainement pouvoir « m’expliquer » Maman, puisqu’elle l’avait connue car elle était la fille d’une compagne de déportation de Maman, Germaine de Renty. Jacqueline Fleury, présidente honoraire de la Sfaadir, était avec Maman dans le même wagon qui les emmenait vers Ravensbrück le 15 août 1944.

C’est ainsi que j’ai intégré le bureau de la SFAADIR : nous organisons presque tous les ans des évènements autour de la déportation des femmes de Ravensbrück : Colloque au Sénat avant l’entrée au Panthéon de Geneviève de Gaulle et Germaine Tillion, participation aux cérémonies de Mémoire, participation au CIR, Colloque à l’Hôtel de Ville de Paris sur les Femmes en Résistance et leur engagement, participation aux voyages de mémoire à Ravensbrück, aide à la rédaction de la lettre de la Sfaadir.

Aujourd’hui membre du CIR, je trouve une chaleur et une évidence dans la rencontre de mes amies filles ou petites filles des déportées.